samedi 24 mars 2012
Oran : Les dialysés du CHUO boudent les soins...
Libellés :
Santé
vendredi 16 mars 2012
Oran : Le Tramway ne sera pas prêt avant 2014
« Le Tramway d’Oran ne sera prêt avant 2014 ». C’est ce que nous a affirmé une source officielle relevant de l’Entreprise Métro d’Alger (l’EMA), maitre d’ouvrage de ce méga projet, qui a transformé la ville d’Oran en un chantier à ciel ouvert, et qui ne cesse de causer des désagréments aux automobilistes et aux piétons, sans oublier les habitants sur les axes de l’itinéraire de ce moyen de transport en cours de réalisation.
En effet, et selon notre même interlocuteur, il était prévu que le tramway soit réceptionné en décembre dernier, avant qu’une période supplémentaire ne soit ajoutée, pour qu’il soit définitivement réceptionné en février dernier, mais voilà que nous sommes au mois de mars, et ce sont quelques 50% des travaux qui sont achevés. En ce qui concerne les raisons de ce grand retard, notre source de l’EMA, que nous avons rencontré sur le chantier, nous a précisé qu’il y avait mille et une raison, à commencer par les obstacles rencontrés par l’entreprise espagnole Tram Nour, chargée de la réalisation de ce projet. « Il ne faut pas négliger le fait que la ville d’Oran est construite sur un fleuve, un obstacle qui a pris beaucoup de temps avant qu’il ne soit réglé » nous dira notre interlocuteur, sans nous donner beaucoup d’explication. Mais, le fait qu’il nous ait donné cette information, cela veut dire qu’au début du projet, il y avait un danger que le tramway circule à Oran, sachant qu’à n’importe quel moment, ce fleuve, inactif depuis des centaines d’années, pouvait reprendre son activité normale. Questionné sur ce qui a été fait pour écarter le danger, le représentant de l’EMA nous a précisé que les futurs usagers du tramway, de la ligne Place d’Armes-Es Sénia ne courront aucun danger. Un autre important obstacle n’est pas à négliger, celui des galeries souterraines, que nous avons déjà évoqué dans l’une de nos précédentes éditions. Par ailleurs, et selon notre même interlocuteur, les déviations des réseaux d’Alimentation en Eau Potable (AEP), d’Assainissement, des câbles téléphoniques et électriques, sont elles aussi des plus importantes raisons qui ont causé le retard flagrant de la réception de ce grand projet. « Parfois, les directions d’Algérie Telecom, la SONELGAZ ou encore la SEOR a du mal a trouvé comment faire pour effectuer les déviations de leurs réseaux, ce qui fait ralentir la tendance des travaux du Tramway » nous dira notre interlocuteur à ce propos. Et en ce qui concerne la dernière importante raison du retard, il s’agit des nouvelles extensions programmées à la dernière minute par les responsables de la wilaya d’Oran, dont le wali, et ceux du ministère des transports, surtout celles du centre-ville d’Oran, comme la nouvelle extension qui a été programmée au niveau du boulevard Emir Abdelkader, en plein cœur d’Oran. « Les routes sont étroites et les réseaux relevant de la SEOR sont défectueux » nous déclarera notre même source. D’un autre côté, d’autres causes viennent s’ajouter pour provoquer un retard flagrant dans la réception du Tramway, à savoir les intempéries, et surtout les vols du matériel par des groupes de malfaiteurs. Pour leur part, les automobilistes ont du mal à retrouver leurs chemins au milieu des routes coupées à la circulation et des travaux du Tramway, tout comme les piétons qui sont obligés de faire des grands détours pour arriver à leurs lieux de travail, ou à leurs destinations. A quand la réception de ce projet ?
A.Yzidi
Libellés :
Travaux et aménagements
mercredi 7 mars 2012
Oran : Des turcs et des libanais pour les travaux d’art de la Mosquée Ibn Badis
Les travaux d’art du projet de la grande mosquée Abdelhamid Ibn Badis
d’Oran seront entrepris prochainement par des spécialistes du Liban et
de la Turquie, a annoncé le wali.
Cette équipe de spécialistes, testée par une instance locale spécialisée, se chargera notamment des travaux de sculpture et de décoration de ce grand édifice, a indiqué Abdelmalek Boudiaf lors d’une conférence de presse animée lundi soir.
A rappeler que ce projet, ayant connu plusieurs arrêts dans la réalisation pour des raisons techniques, a bénéficié d’une rallonge financière de près de 2 milliards de dinars à l’occasion de la visite du président de la République dernièrement dans la wilaya, s’ajoutant à une affectation initiale de 5 milliards de dinars.
Le projet de la mosquée Abdelhamid Ibn Badis d’Oran est conçu pour une capacité d’accueil de 20.000 fidèles et prévoit des structures d’accompagnement dont une école coranique et autres pour les activités culturelles et scientifiques.
Cette équipe de spécialistes, testée par une instance locale spécialisée, se chargera notamment des travaux de sculpture et de décoration de ce grand édifice, a indiqué Abdelmalek Boudiaf lors d’une conférence de presse animée lundi soir.
A rappeler que ce projet, ayant connu plusieurs arrêts dans la réalisation pour des raisons techniques, a bénéficié d’une rallonge financière de près de 2 milliards de dinars à l’occasion de la visite du président de la République dernièrement dans la wilaya, s’ajoutant à une affectation initiale de 5 milliards de dinars.
Le projet de la mosquée Abdelhamid Ibn Badis d’Oran est conçu pour une capacité d’accueil de 20.000 fidèles et prévoit des structures d’accompagnement dont une école coranique et autres pour les activités culturelles et scientifiques.
Source : (APS)
Libellés :
Travaux et aménagements
Oran : 140 exposants au Salon international du Bâtiment
Au moins 140 sociétés algériennes et étrangères participent à la 11e
édition du Salon international du Bâtiment et des matériaux de
construction (Batimac 2012), ouverte lundi, pour une semaine
d’activités, au Palais des expositions de haï Medina Djedida à Oran.
La cérémonie d’inauguration de cette manifestation économique a été présidée par le wali d’Oran qui a rappelé, à l’intention des exposants, les opportunités offertes à travers les multiples chantiers engagés ou programmés dans la capitale de l’Ouest et les différentes communes de la wilaya.
Mettant l’accent sur l’importance des projets inscrits ou en cours de réalisation dans le secteur de l’habitat, Abdelmalek Boudiaf a affirmé que le déficit accusé dans ce domaine par la wilaya d’Oran "sera totalement comblé à l’échéance du premier semestre 2014". En visitant les stands des sociétés de construction et des organismes bancaires, le wali a insisté auprès des responsables concernés sur l’utilité de leur association à ce programme de développement, y compris en matière de promotion immobilière.
M. Boudiaf a annoncé, dans ce contexte, qu’une nouvelle opération est envisagée en vue de la construction de près de 15.000 unités d’habitation de type promotionnel en appoint aux autres programmes tel celui du logement public aidé (LPA).
L’importance de l’accompagnement des promoteurs a été mise en exergue par le chef de l’exécutif qui a évoqué, à ce propos, le projet de modernisation de la ville d’Oran, au titre duquel il est prévu l’édification de nombre d’infrastructures, dont un boulevard des cliniques et des buildings.
Une vingtaine de sociétés étrangères figurent parmi les participants, représentant différents pays tels l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie, la Suisse et la Tunisie.
Cette rencontre dédiée aux spécialistes des secteurs de l’immobilier, du bâtiment, de la construction et des travaux public constitue un cadre propice à la mise en relation d’affaires et au partenariat, a souligné, de son côté, Zoubir Ouali, manager général de la Société organisatrice "Sogexpo international", basée à Alger.
La cérémonie d’ouverture du Salon international du Bâtiment s’est également tenue en présence du président de l’APC d’Oran, du Consul général de France à Oran, et d’un représentant de la Direction régionale des Douanes algériennes.
La cérémonie d’inauguration de cette manifestation économique a été présidée par le wali d’Oran qui a rappelé, à l’intention des exposants, les opportunités offertes à travers les multiples chantiers engagés ou programmés dans la capitale de l’Ouest et les différentes communes de la wilaya.
Mettant l’accent sur l’importance des projets inscrits ou en cours de réalisation dans le secteur de l’habitat, Abdelmalek Boudiaf a affirmé que le déficit accusé dans ce domaine par la wilaya d’Oran "sera totalement comblé à l’échéance du premier semestre 2014". En visitant les stands des sociétés de construction et des organismes bancaires, le wali a insisté auprès des responsables concernés sur l’utilité de leur association à ce programme de développement, y compris en matière de promotion immobilière.
M. Boudiaf a annoncé, dans ce contexte, qu’une nouvelle opération est envisagée en vue de la construction de près de 15.000 unités d’habitation de type promotionnel en appoint aux autres programmes tel celui du logement public aidé (LPA).
L’importance de l’accompagnement des promoteurs a été mise en exergue par le chef de l’exécutif qui a évoqué, à ce propos, le projet de modernisation de la ville d’Oran, au titre duquel il est prévu l’édification de nombre d’infrastructures, dont un boulevard des cliniques et des buildings.
Une vingtaine de sociétés étrangères figurent parmi les participants, représentant différents pays tels l’Allemagne, l’Espagne, la France, l’Italie, la Suisse et la Tunisie.
Cette rencontre dédiée aux spécialistes des secteurs de l’immobilier, du bâtiment, de la construction et des travaux public constitue un cadre propice à la mise en relation d’affaires et au partenariat, a souligné, de son côté, Zoubir Ouali, manager général de la Société organisatrice "Sogexpo international", basée à Alger.
La cérémonie d’ouverture du Salon international du Bâtiment s’est également tenue en présence du président de l’APC d’Oran, du Consul général de France à Oran, et d’un représentant de la Direction régionale des Douanes algériennes.
Source : (APS)
Libellés :
Evènements
Oran : Un Sidi Moussa bis
Un centre de formation des équipes nationales de football sera prochainement réalisé à Oran, a annoncé mardi le président de la FAF, Mohamed Raouraoua.
Le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, a annoncé mardi qu’un centre de formation des équipes nationales de football serait prochainement réalisé à Oran. Calquée sur celle de Sidi Moussa (Alger), la future structure servira également d’installation sportive aux sélections de locales et régionales, a précisé le dirigeant en marge d’une réunion du bureau fédéral.
Source : Faf.dz
Libellés :
Sports
vendredi 2 mars 2012
Oran : préparatifs pour accueillir un pôle d’industrie pharmaceutique
Des préparatifs sont en cours à Oran pour accueillir un pôle d’industrie pharmaceutique, a annoncé hier le directeur de l’industrie, de la petite et moyenne entreprises (PME) et de l’investissement.
Une assiette de près de 42 hectares au niveau de la localité d’El Kerma
(sud de la wilaya) est prévu pour abriter ce projet «stratégique», a
indiqué à l’APS M. Hamou Benabdellah. La promotion de l’industrie
pharmaceutique, à savoir la production de médicaments et produits
parapharmaceutiques, est attendue de ce projet, qui contribuera à la
couverture des besoins nationaux, a-t-il affirmé. Ce futur acquis
bénéficiera également du projet de réalisation prochaine à Oran d’un
laboratoire national d’analyses des médicaments, a-t-il ajouté.
A noter que huit dossiers ont été déposés par des investisseurs privés auprès du comité de wilaya chargé de l’investissement, Calpiref, pour la réalisation de projets dans ce domaine industriel. Quatre autres industriels activant dans la production des médicaments ont déposé des dossiers pour l’extension de leurs activités. La wilaya d’Oran compte actuellement neuf unités de production de médicaments et produits parapharmaceutiques.
A noter que huit dossiers ont été déposés par des investisseurs privés auprès du comité de wilaya chargé de l’investissement, Calpiref, pour la réalisation de projets dans ce domaine industriel. Quatre autres industriels activant dans la production des médicaments ont déposé des dossiers pour l’extension de leurs activités. La wilaya d’Oran compte actuellement neuf unités de production de médicaments et produits parapharmaceutiques.
APS
Libellés :
Evènements
Petite criminalité : Oran, toujours en pôle position
Le taux de résolution des affaires ne dépasse guère les 55% pour les affaires de petite criminalité. Il est toutefois de 100% dans les affaires de crimes et de trafics de stupéfiants.
La petite criminalité est le souci majeur de la police dans les grandes
wilayas, notamment à Oran où ce phénomène prend des proportions
alarmantes. Hier, lors d’un point de presse organisé par les services de
police de la région ouest, présidé par l’inspecteur régional de la
police, le chef de la sûreté de wilaya, M.Hadj Said, a fait savoir
«qu’une stratégie de lutte contre la petite criminalité est développée
par la police grâce à un système scientifique d’analyse de la
situation».
Pour une ville qui se trouve en pôle position au niveau des 12 wilayas
de l’ouest en matière de criminalité, il a souligné que des pics de
petite criminalité sont enregistrés durant les mois de juillet et de
novembre, suite aux grâces accordées aux détenus dans ce cadre-là. En
novembre 2011, plus de 500 détenus ont bénéficié de la grâce
présidentielle; leur retour à la rue a eu des retombées sur la sécurité
des citoyens. Rappelons que parmi les graciés certains n’ont pas dépassé
une semaine en liberté avant de retourner en prison pour un autre
délit.
Coups et blessures volontaires
Selon le bilan présenté par les hauts cadres de la police au niveau
ouest, Oran a eu la primeur en 2011 avec 7852 affaires enregistrées. Sur
ces affaires 3857 ont été traitées. A l’issue des enquêtes sur ces
affaires, 1610 personnes ont été placées sous mandat de dépôt. Oran a
également enregistré le plus important nombre d’affaires de coups et
blessures volontaires, soit 2474 alors que le total pour les 11 autres
wilayas de l’ouest est de 2913 affaires. En 2011, 14 crimes enregistrés
ont tous été élucidés. L’inspecteur régional de la police a indiqué que
«les crimes sont élucidés par la police à travers les 12 wilayas de
l’ouest en l’espace de 48H00».
Signalons que, dans les 12 wilayas de l’ouest, la police a enregistré
un total de 24 844 affaires dont 15 614 ont été élucidées. Ceci dit, le
taux de résolution de ces affaires ne dépasse pas les 65%. Toutefois, au
niveau des wilayas, les sûretés ont réalisé des taux de résolution
d’affaires atteignant les 95%. Ceci pour les wilayas à bas taux de
criminalité et où les auteurs de petites criminalités sont connus et
faciles à repérer. A Oran, le taux de résolution des affaires ne dépasse
guère les 55% pour les affaires de petite criminalité. Il est toutefois
de 100% dans les affaires de crimes et de trafics de stupéfiants.
Hafida B. - El watan
Libellés :
Sécurité
Oran : l’économie souterraine en plein essor
L’économie souterraine est en progression fulgurante en Algérie. A M’dina J’dida, au cœur de la ville d’Oran, les étals de fortune et les vendeurs à la sauvette foisonnent.
Je vends des survêtements depuis trois ans. Au début, je voulais faire mes papiers. J’ai attendu un mois et demi pour avoir ma carte d’identité à la mairie. L’administration m’a découragé. Il y a beaucoup de bureaucratie. Alors, j’ai décidé de travailler au noir», raconte Abbas, 28 ans.Comme lui, beaucoup de jeunes exercent le commerce informel. Partout ailleurs, à Oran, le nombre de marchands clandestins qui improvisent des souks anarchiques et de petits artisans qui activent au noir ne cesse de progresser. Et il y a aussi de gros commerces qui fonctionnent en toute illégalité.
L’économie souterraine est en plein essor. Commerces, services, petite
industrie et bâtiments sont tous gagnés par l’informel. Produits
alimentaires, électroménagers, prêts-à-porter, tous les secteurs sont
touchés. Les biens de consommation importés se déversent sur toute une
myriade de distributeurs dont une partie inestimable exerce au noir. A
la périphérie de la ville, un vaste site accueille des espaces de
stockage. Les va- et-vient de camions est incessant. Les produits
importés sont légalement facturés à des grossistes qui, à leur tour,
fournissent le marché parallèle. Les cargaisons débarquent ici, sont
stockées avant d’être écoulées sans facture. Dans ce lot figurent des
commerces, des services, mais il y a également des ateliers clandestins
de confection textile tenus par des Chinois, des Turcs et des Syriens.
L’informel est soutenu même par certaines entreprises structurées qui exercent une partie de leur activité au noir. Même un agent agréé d’une marque publique d’articles de plomberie implantée en plein cœur d’Oran pratique la vente sans facture. «Une grande enseigne a refusé que je paye mon téléviseur par chèque. J’ai dû payer en espèces et je me suis contenté d’un bon de livraison à défaut d’une facture», relate El Hadi, 46 ans. «Plus de 80% des ventes de biens de consommation se font sans facturation», estime M. Boumaza, économiste.
145 marchés informels
Abed Mouâd, coordinateur de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), indique que son organisation a recensé 145 marchés informels à Oran. Près de 6000 personnes activent sur ces sites abritant les activités parallèles. En l’absence de statistiques précises sur l’informel, l’UGCAA estime à «30% les biens de consommation qui sont écoulés via le circuit informel à Oran». Le Forum des chefs d’entreprises (FCE) estime, de son côté, que le secteur informel emploie plus du tiers des actifs en Algérie.
D’autres estimations approximatives évaluent le ratio de l’informel à près d’un tiers du Produit intérieur brut (PIB) et sa part d’emplois à 50 %. Enorme ! «La vente sans facture commence au niveau du grossiste qui achète des produits facturés chez l’importateur ou le producteur pour les écouler dans le circuit informel», relate, Mohamed, un commerçant, 52 ans.
Pas moins de 29 commerces ont été fermés, en janvier à Oran, par les services de la répression des fraudes de la Direction de commerce (DCP), pour diverses raisons, dont notamment le défaut de registre du commerce.
Le montant lié au défaut de facturation a atteint 14 millions de dinars en janvier dernier. A l’échelle du pays, près de 140.000 dossiers ont été portés devant les juridictions, l’an dernier, pour fraude commerciale. Le montant global du chiffre d’affaires des pratiques informelles qui échappent au contrôle commercial, à l’image des ventes sans facturation, est évalué, selon le ministère du Commerce, à plus de 42 milliards de dinars par an. Les services de la répression des fraudes ont fermé près de 9.000 commerces, l’an dernier, à travers le pays. Le ministère du Commerce qui se plaint d’un sous-effectif a recruté 3.500 contrôleurs et compte embaucher autant, d’ici à deux ans. Ce contingent de nouvelles recrues va permettre de doubler le nombre de contrôleurs. Mais les acteurs de l’informel s’adaptent.
Dans un quartier populaire d’Oran, beaucoup de commerces activent sans aucune immatriculation. «Dès qu’un contrôleur de la DCP est repéré dans les parages, on se donne un mot de passe et les rideaux sont aussitôt baissés», témoigne Mohamed. «Une autre pratique permettant d’échapper aux contrôles consiste à ouvrir les magasins à 17 h considérant que les agents de contrôle sont hors service», indique ce commerçant. Autre segment qui emprunte souvent le circuit informel : les produits dont la date de péremption est imminente ou carrément périmés. «Les longues procédures de leur dépôt dans la décharge publique incitent certains commerçants à les livrer au secteur informel», témoigne M. Mouâd.
Fraude fiscale
En plus de la fraude fiscale, se traduisant par une inestimable perte des recettes publiques, l’économie souterraine fausse la compétitivité des entreprises du pays. L’informel accaparerait de plus de 40% de la masse monétaire globale en circulation. Selon la Banque d’Algérie, la masse monétaire s’est établie à près de 2.500 milliards de dinars, fin 2010, soit près de 34 milliards de dollars. Le segment informel contrôlerait, selon certaines estimations approximatives, une masse de 13,5 milliards de dollars. Selon le ministre des Finances, Karim Djoudi, le préjudice lié à l’évasion fiscale en Algérie, de janvier 2010 à juin 2011, est estimé à 110 milliards de dinars. De son côté, l’UGCAA va plus loin en situant ce manque à gagner à pas moins de 200 milliards de dinars chaque année en moyenne.
L’UGCAA n’a cessé de réclamer la création de marchés permettant l’intégration de l’informel dans le circuit légal. Dans ce sens, une source de la DCP d’Oran indique que cinq marchés de proximité seront réalisés et 25 autres marchés seront réhabilités. Dans la foulée, un marché de gros sera opérationnel dès le mars prochain, affirme la même source. L’administration compte également sur le fameux projet de faire réaliser 100 locaux par commune pour absorber l’informel. A Oran, ces locaux sont «en phase d’attribution», selon une source de la DCP. Une commission qui devrait être mise en place au niveau du ministère de l’Intérieur et présidée par le secrétaire général du ministère du Commerce devra remettre des propositions visant à trouver des formules pour intégrer progressivement les commerçants dans le circuit régulier à la faveur de l’instauration d’avantages incitatifs.
Mais, pour l’heure, rien n’est fait. Aussi, la mise en place, l’an dernier, d’une commission intersectorielle de lutte contre l’informel, présidée par le wali d’Oran, n’a pas pu changer la situation. Au grand bonheur des puissants barons de l’informel.
L’informel est soutenu même par certaines entreprises structurées qui exercent une partie de leur activité au noir. Même un agent agréé d’une marque publique d’articles de plomberie implantée en plein cœur d’Oran pratique la vente sans facture. «Une grande enseigne a refusé que je paye mon téléviseur par chèque. J’ai dû payer en espèces et je me suis contenté d’un bon de livraison à défaut d’une facture», relate El Hadi, 46 ans. «Plus de 80% des ventes de biens de consommation se font sans facturation», estime M. Boumaza, économiste.
145 marchés informels
Abed Mouâd, coordinateur de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), indique que son organisation a recensé 145 marchés informels à Oran. Près de 6000 personnes activent sur ces sites abritant les activités parallèles. En l’absence de statistiques précises sur l’informel, l’UGCAA estime à «30% les biens de consommation qui sont écoulés via le circuit informel à Oran». Le Forum des chefs d’entreprises (FCE) estime, de son côté, que le secteur informel emploie plus du tiers des actifs en Algérie.
D’autres estimations approximatives évaluent le ratio de l’informel à près d’un tiers du Produit intérieur brut (PIB) et sa part d’emplois à 50 %. Enorme ! «La vente sans facture commence au niveau du grossiste qui achète des produits facturés chez l’importateur ou le producteur pour les écouler dans le circuit informel», relate, Mohamed, un commerçant, 52 ans.
Pas moins de 29 commerces ont été fermés, en janvier à Oran, par les services de la répression des fraudes de la Direction de commerce (DCP), pour diverses raisons, dont notamment le défaut de registre du commerce.
Le montant lié au défaut de facturation a atteint 14 millions de dinars en janvier dernier. A l’échelle du pays, près de 140.000 dossiers ont été portés devant les juridictions, l’an dernier, pour fraude commerciale. Le montant global du chiffre d’affaires des pratiques informelles qui échappent au contrôle commercial, à l’image des ventes sans facturation, est évalué, selon le ministère du Commerce, à plus de 42 milliards de dinars par an. Les services de la répression des fraudes ont fermé près de 9.000 commerces, l’an dernier, à travers le pays. Le ministère du Commerce qui se plaint d’un sous-effectif a recruté 3.500 contrôleurs et compte embaucher autant, d’ici à deux ans. Ce contingent de nouvelles recrues va permettre de doubler le nombre de contrôleurs. Mais les acteurs de l’informel s’adaptent.
Dans un quartier populaire d’Oran, beaucoup de commerces activent sans aucune immatriculation. «Dès qu’un contrôleur de la DCP est repéré dans les parages, on se donne un mot de passe et les rideaux sont aussitôt baissés», témoigne Mohamed. «Une autre pratique permettant d’échapper aux contrôles consiste à ouvrir les magasins à 17 h considérant que les agents de contrôle sont hors service», indique ce commerçant. Autre segment qui emprunte souvent le circuit informel : les produits dont la date de péremption est imminente ou carrément périmés. «Les longues procédures de leur dépôt dans la décharge publique incitent certains commerçants à les livrer au secteur informel», témoigne M. Mouâd.
Fraude fiscale
En plus de la fraude fiscale, se traduisant par une inestimable perte des recettes publiques, l’économie souterraine fausse la compétitivité des entreprises du pays. L’informel accaparerait de plus de 40% de la masse monétaire globale en circulation. Selon la Banque d’Algérie, la masse monétaire s’est établie à près de 2.500 milliards de dinars, fin 2010, soit près de 34 milliards de dollars. Le segment informel contrôlerait, selon certaines estimations approximatives, une masse de 13,5 milliards de dollars. Selon le ministre des Finances, Karim Djoudi, le préjudice lié à l’évasion fiscale en Algérie, de janvier 2010 à juin 2011, est estimé à 110 milliards de dinars. De son côté, l’UGCAA va plus loin en situant ce manque à gagner à pas moins de 200 milliards de dinars chaque année en moyenne.
L’UGCAA n’a cessé de réclamer la création de marchés permettant l’intégration de l’informel dans le circuit légal. Dans ce sens, une source de la DCP d’Oran indique que cinq marchés de proximité seront réalisés et 25 autres marchés seront réhabilités. Dans la foulée, un marché de gros sera opérationnel dès le mars prochain, affirme la même source. L’administration compte également sur le fameux projet de faire réaliser 100 locaux par commune pour absorber l’informel. A Oran, ces locaux sont «en phase d’attribution», selon une source de la DCP. Une commission qui devrait être mise en place au niveau du ministère de l’Intérieur et présidée par le secrétaire général du ministère du Commerce devra remettre des propositions visant à trouver des formules pour intégrer progressivement les commerçants dans le circuit régulier à la faveur de l’instauration d’avantages incitatifs.
Mais, pour l’heure, rien n’est fait. Aussi, la mise en place, l’an dernier, d’une commission intersectorielle de lutte contre l’informel, présidée par le wali d’Oran, n’a pas pu changer la situation. Au grand bonheur des puissants barons de l’informel.
Cherif Lahdiri - El watan
Libellés :
Economie
Inscription à :
Articles (Atom)

